Traditionnellement, les acteurs de la communication citoyenne sont les acteurs publics. Néanmoins, l’émergence du citoyen-consommateur et des entreprises citoyennes font évoluer cette vision classique de la communication citoyenne.

 

Les acteurs publics de la communication citoyenne

Sans aucune surprise, les acteurs de la communication citoyenne sont tous les organismes et institutions publiques. Ils réalisent des actions de communication citoyenne comme par exemple l’édition de rapports, revues et travaux de recherche dans le but d’informer les citoyens. Ils effectuent aussi des campagnes de communication citoyenne. Par exemple : la campagne publicitaire pour effectuer les gestes barrières lors de la crise sanitaire liée au coronavirus.

  • L’état
  • les organismes publics : le CNIL, la Banque de France, le CSA, Pôle emploi, l’IFREMER, le CDG, le CNFPT sont des exemples d’organismes publics
  • les institutions publiques qui dépendent de l’État : Conseil d’État, les agences nationales comme AMSM, ANSA, ANTS…
  • les collectivités territoriales et collectivités locales : les communes, les départements, les régions
  • les fédérations et associations

La fracture citoyenne source d’évolution de la communication citoyenne

Forte abstention, volatilité électorale, disparition des partis politiques traditionnels : les faits sont là, la fracture citoyenne est en marche. Les citoyens se sentent éloignés des politiques et partis politiques qui ont des attentes fortes : pouvoir d’achat, précarité, santé, éducation, sécurité… En parallèle à ces attentes, la perte de confiance envers le personnel politique est croissante : absence de réponse aux problèmes concrets, décalages entre les discours et les actes, condamnations pénales. L’action citoyenne est en pleine mutation, et la communication citoyenne doit s’y adapter. En quête de sens et d’actes concrets, le citoyen décide d’agir au quotidien dans da sphère privée particulièrement dans la consommation action. La communication citoyenne ne devient, ainsi, plus un privilège des acteurs publics, mais une réelle nécessité pour les acteurs privés.

 

 

Les acteurs privés de la communication citoyenne

Face au développement de la consommation action du citoyen consommateur, la communication citoyenne se développe pour des marques et produits. Elle consiste à créer un lien social entre les marques et leurs consommateurs, mais aussi leurs employés, actionnaires et fournisseurs.

 

  • L’entreprise citoyenne

L’entreprise citoyenne se voit comme un microcosme de la notion de la Cité. Son objectif est de contribuer à l’intérêt général de l’ensemble des personnes qui y sont liées : ses employés, ses fournisseurs, ses clients, ses actionnaires. Ces actions se concrétisent :

  • par une démarche de management et de ressources humaines basés sur l’égalité, la parité, la mixité, le respect, l’apprentissage
  • par l’achat de matières premières de qualité produites auprès de fournisseurs responsables et éthiques
  • par l’écoute des attentes des consommateurs et leur bonne information
  • par la juste rétribution des actionnaires et le réinvestissement sur des valeurs sur le long terme bénéfiques pour l’avenir de tous
  • par des actions concrètes pour l’intérêt général

Les entreprises ont en effet pris conscience que la maximisation des profits ne pouvait plus être une vision durable sur le long terme. Elles ont donc oeuvré pour fédérer l’ensemble de ses acteurs, de bout en bout de sa chaîne, autour d’un projet commun. Ces actes, que ces entreprises citoyennes communiquent efficacement, participent largement au changement de leur image, mais aussi à l’évolution de la société. Car en s’octroyant le droit de créer de la richesse l’entreprise citoyenne assume ses responsabilités sociales.

 

  • Le citoyen consommateur

Le citoyen-consommateur, est une personne qui a fait le choix entre ses besoins et ses envies de consommation. Il se méfie des opérations classiques de marketing et tente, par sa consommation, soit des limiter les impacts négatifs sociaux et/ou environnementaux soit d’en développer les impacts positifs. Le prix n’est donc ici pas l’élément essentiel qui justifie sa consommation. Il se rapproche ainsi du comportement de l’entreprise citoyenne dont le but n’est pas de réaliser le plus de profits possibles.